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Resident Evil | 15 février 2007

Tout le monde connaît les jeux vidéos " Resident Evil " dont le premier est sorti en 1996 sur Playstation.

Bon parle ici encore de zombies, mais ce sera monnaie courante.

Il s'agit ici de " novélisations " écris par S-D Perry (1 à 7 sur 10). Une novélisation est l'adaptation sous forme de roman d'une histoire développée à l'origine dans un autre média (merci wikipédia). En l'occurrence un jeu vidéo.

Les jeux adaptés sont : Resident Evil 1, 2, 3, Code Veronica (livres 1, 3, 5, 6 et 7) et Resident Evil zéro (dont l'histoire se situe avant RE 1). La série de S-D Perry compte également 2 histoires originales (livres 2 et 4) et donc non adaptée d'un des jeux.

Ayant joué à quelques uns de ces jeux, j'étais très curieux de savoir ce que les livres valaient. Je ne m'attendais pas à de la grande littérature mais je me suis lancé, bien que n'assumant pas beaucoup mes choix lors du passage en caisse...

Je dois avouer que j'étais surpris. Je pensais que ce serait bien plus mauvais que ça ! Je ne dis pas que les livres sont bons, au contraire.

Chaque livre suit assez bien le jeu duquel il est adapté. L'esprit "aventure à énigme" est respectée et assez bien gérée pour ne pas que cela paraisse artificiel dans un livre. De plus, dans le jeu, on affronte énormément de monstres et de zombies ce qui requiert beaucoup de munitions que l'on trouve n'importe où, limite dans le réservoir d'eau des chiotes ou dans le four de la cuisine !

Or, dans les livres, les munitions sont celles que les héros ont sur eux au début de l'aventure et celles (très peu nombreuses) trouvées dans des endroits logiques (cadavres, stocks d'armes, etc...). Et bien sûr les monstres ne sont pas aussi nombreux que dans le jeu. La logique est sauve !

Le premier tome est sans doute le meilleur (gardez en tête que " meilleur " est à relativiser). Les zombies sont bien décrits et leur aspect dégueulasse est très bien rendu. Chose intéressante aussi, le 2ème tome (qui annonce presque Land of the dead et j'insiste sur le presque) décrit les sentiments d'un homme (enfin, une femme) lors de sa transformation en zombie.

Mais c'est tout pour les points forts. C'est très mal écrit (ou très mal traduit, allez savoir), ça fait livre de gros beauf (mais bon, même ceux-là lisent parfois), les réflexions des personnages sont souvent débiles (comme si une nana d'une unité d'élite, entourée de morts-vivants, avaient le temps ou l'idée de mater le cul de son coéquipier !), ne peut qu'intéresser que ceux qui ont joué aux jeux et les formulations boiteuses sont légion. Exemple : " il marchait le long du long couloir " (Perplexe).

Bref, ce n'est pas de la grande littérature. Disont le clairement, c'est nul. Ceux qui veulent lire des romans d'horreur ne devraient pas se pencher sur cette série au risque d'être déçus (à moins que cela ne pique vraiment la curiosité). Lorgnez plutôt du côté des Lovecraft (bien qu'aujourd'hui ça ne fasse plus vraiment peur) ou Stephen King pour le côté dégueu, pas pour le côté bien écrit qui fait parfois défaut (dû peut-être aussi à la traduction, mais là encore allez savoir).

Si Resident Evil vous intéresse vraiment, essayer de choper les jeux, les frissons seront (peut-être, tout dépend de votre émotivité et de votre âge) là, si vous jouez seul dans le noir. Mais préférez Silent hill dont l'ambiance glauque et malsaine procurera plus de sensations.

D'autre livres (ceux avec Milla Jovojich sur la couverture) sont sortis mais d'auteurs différents. Il s'agit de la novélisation des films (bien pourris aussi mais parfait pour s'endormir devant la télé). Je ne les ai pas lus mais je pense qu'il sont aussi mauvais que les bouquins de S-D Perry.

Titres des livre (de 1 à 10): "La conspiration d'Umbrella", "La crique de Caliban", "La cité des morts", "Aux portes de l'enfer", "Nemesis", "Code Veronica", "Zero hour", "Genesis", "Resident Evil: Apocalypse", "Resident Evil".

Publié par wolfodeiwolfy3 à 14:28:00 dans Livres | Commentaires (21) |

Final cut | 15 février 2007

Final cut est un film qui vous fera voir vos amis d'une autre manière. A ne pas confondre avec the final cut avec Robin williamsJude est mort. Ses amis proches se retrouvent chez lui pour une veillée funèbre. Mais Sadie, la compagne du défunt, leur réserve une surprise. Ils vont être filmés pour conclure la vidéo commencée quelques mois auparavant par Jude.

Pour les aider à comprendre pourquoi elle veut terminer ce film, Sadie (Sadie Frost) leur montre ce qui a déjà été tourné, à leur insu (de leur plein gré !...), par des caméras cachées un peu partout dans l'appartement.

Leurs réactions sont donc filmées alors qu'ils découvrent l'enregistrement, entrecoupé des commentaires de Jude, de leurs moments les plus intimes, de leurs secrets les mieux gardés.

La diffusion de ces séquences volées pendant des dîners ou des fêtes va d'abord provoquer l'amusement puis la colère. (synopsis Allociné)

Les acteurs sont remarquables. C'est un déluge de trahisons dans ce groupe d'amis dévoilé au grand jour.

Bref, les personnages sont à vomir tellement ils sont irrespectueux les uns envers les autres. Ils ont tous quelque chose à cacher et font preuve d'une mauvaise fois hallucinante !

A voir absolument

Publié par wolfodeiwolfy3 à 12:33:34 dans DVD | Commentaires (3) |

La saga des morts-vivants | 15 février 2007

Georges A. Romero a réalisé plusieurs film portant sur les zombies : La nuits des morts-vivants (1968), Zombies (1978), Le jour des morts-vivants (1986) et le territoire des morts (2005).

Cette saga est une critique de la société américaine et montre l'engagement politque du réalisateur.

  1. La nuit de morts-vivants
  2.  

    Ce film est remarquable du point de vue du contexte. Le héro du film, Ben, est un afro-américain faisant figure de véritable meneur d'homme et montre un formidable sang froid face à l'apparition soudaine de zombies.

    Il faut noter que l'amérique sort à peine de la ségrégation. Le Civil Right Act abolit cette politique en 1964. Le choix de Romero quant à la couleur de peau du héro est donc tout à fait révélateur de ses opinions.

    Tourné en noir et blanc, la violence du film (à l'époque) n'en est pas moins atténuée tant par les images de zombies dévorants leurs victimes (la scène de la fille " zombifiée " dévorant sa mère) que par les propos racistes des compagnons de d'infortunes de Ben.

    Personnage intelligent, Ben se démarque des autres personnages qui ne sont que la caricature de l'américain moyen : bête, raciste, égoïste et violent.

    Les personnages vont tenter de résister contre les assauts répétés des zombies en attendant les secours.

    Ce huis clos est le début de la saga des morts-vivants de Romero où aucune explication n'est donnée quant au phénomène zombie. On sait seulement qu'une fuite de gaz radioactifs a eu lieu.

    Ce film est à voir absolument pour son contexte, pour les convictions de Romero à travers le thème des zombies et pour se fin d'un nihilisme radical (check ça, Danty !).

    NB: un remake est sorti en 1991, moins bon que l'original, il n'en vaut pas moins le détour.

  3. Zombies
  4.  

    Deuxième film de la saga, Romero s'attaque ici à la société de consommation. On retrouve à nouveau l'afro-américain parmi les héros. Le film, dans l'évolution de la saga, s'arrête, non plus sur l'aspect découverte du phénomène zombie, mais sur l'aspect éradication. Le morts-vivants se multiplient de plus en plus et il faut les détruire pour le salut le de l'amérique.

    Il faut noter aussi que l'Homme a un autre ennemi en dehors des zombies : lui-même. Le chaos engendré par les morts-vivants sert les intérêts de ceux qui sont prêts à tout pour s'enrichir, manger et répandre le mal. Pour ces derniers, les zombies ne sont qu'un amusement et les véritables victimes sont celles et ceux qui n'ont pas la force de se défendre.

    NB: Zack Snyder a réalisé en 2003 "l'armée des morts" qui est un remake de Zombie. Ce film est tout aussi bon que l'original.

  5. Le jour des morts-vivants
  6.  

    Dans ce troisième opus, l ‘évolution de la saga s'attarde sur l'aspect étude des zombies. On découvre qu'ils sont capables d'être domestiqués, d'apprendre des choses rudimentaires. On retrouve à nouveau l'afro-américain du côté des " gentils " et on retrouve encore l'américain moyen à travers des militaires paniqués plus intéressés par leur impression de supériorité que par la protection des civils.

    NB: un remake est en préparation: trailer, article wikipédia, article Mad movies

  7. Le territoire des morts
  8.  

    Dernier film sorti, le territoire des morts montre comment la population s'est organisée devant le phénomène zombie. Les gens sont regroupés dans une ville, protégés par des murs et une oligarchie a pris le pouvoir.

    Romero montre l'état de société, ses grands écarts qui règnent : les plus pauvres vivants dans la rue et dans des condition d'hygiène déplorables côtoient les plus riches bien au chaud et en sécurité.

    Cette fois, l'afro-américain est un zombie. Meneur d'homme, il va diriger les zombies vers la liberté. Capables de sentiment, de réflexion (bien que très rudimentaire), les zombies veulent s'échapper de leur condition de cible " vivante " pour les équipes chargées de la protection et de la recherche de denrées.

    Les gentils ne sont donc plus les personnes raisonnables qui tentent de résister aux fous et aux zombies, ce sont les zombies eux-mêmes.

  9. Diary of the dead
  10.  

Ce film est en préparation et devrait sortir cette année en DTV (direct-to-video). Des étudiants ont décidé de tourner leur propre film d'horreur lorsqu'ils apprennent l'existence des zombies et partent prendre quelques rushs.

 

 

La saga des morts-vivants vaut certainement le détour. Le genre film de zombies a mauvaise réputation car il est souvent assimilé à des films de mauvaise qualité. Or, les films de Romero n'entre absolument pas dans cette catégorie. L'engagement politique du réalisateur à travers le thème des zombies est remarquable. La violence des image colle très bien au genre (pour peu qu'on se replace à l'époque de leur sortie), c'est gore et les effets spéciaux sont très bons.

De plus, on ne peut pas s'intéresser au genre " films de zombies " sans commencer par les films de Romero et surtout sans commencer par le premier. Il faut absolument éviter de commencer par le dernier sinon le déroulement de la saga perd tout son sens.

Bref, cette critique de la société est très révélatrice. "Don't you get it? We are the walking dead!" (The walking Dead, TPB 4, Image comics)

Publié par wolfodeiwolfy3 à 03:50:57 dans DVD | Commentaires (2) |