Copycat est un film de Jon Amiel sorti en 1996 en France dans lequel un tueur reproduit des assassinats commis par de célèbres tueurs en série. C'est un copieurs, d'où " copycat ".
Sigourney Weaver est une grande psychologue spécialiste des tueurs en série. Elle va aider la police à comprendre le cheminement du tueur avant de se retrouver directement menacée.
Le postulat de ce film est que pour un tueur en série, tuer est un art. La question suivante se pose : dans de telles conditions, les meurtres en série sont-ils un art ? Il faut distinguer l'assassinat et le meurtre. Ce dernier est commis sans préméditation contrairement au premier, par commodité, les deux termes seront assimilés. La problématique ne porte pas sur l'assassinat " vengeance " où à intérêt, ni de l'homicide involontaire, mais bien sur les meurtres en série.
Philosophiquement, l'art se définit par sa dimension esthétique : il est une création d'œuvres visant à susciter une appréciation esthétique positive, c'est-à-dire à plaire et à toucher la sensibilité par leur seule forme, par leur seule apparence (Wikipédia).
L'art du meurtre en série est bien réel. Mais il faut distinguer le meurtre en série en tant qu'art " direct " du meurtre en série en tant qu'art " indirect ".
En tant qu'art direct, le meurtre en série se rapproche surtout du " happening " parce que l'auteur et le public assistent à l'œuvre, il n'y a pas d'intermédiaire. bien qu'il soit un art socialement et moralement inacceptable.
Le happening est une performance (représentation), un événement ou une situation
qui cherche à provoquer la réaction spontanée et créative des spectateurs.
Un tueur en série ne tue pas pour lui-même mais pour montrer, exposer son œuvre. Le public visé peut être une seule personne ou entité ou toute personne pouvant prendre connaissance du meurtre. La réaction de ceux public est double : une réaction espérée par l'auteur : la fascination et l'adoration, mais aussi réelle : le dégoût, le rejet d'un acte abominable. Bref, le meurtre en série est bien un art mais dans l'esprit du tueur ou tout autre esprit semblable.
C'est donc un art socialement inacceptable. Si l'art a besoin d'un public, la grande majorité de celui-ci le rejette puisqu'il sort des limites acceptable de part sa violence et du choc psychologique qu'il peut provoquer. Enfin, tuer est un acte interdit et sanctionné par la loi pénale.
Mais quid (ça le fait de dire " quid ") des faux meurtres, des mises en scènes dont le but n'est pas de tuer mais de représenter un meurtre et de choquer (voir le film " Ginger Snaps " non pas pour sa qualité mais pour cette question de mise en scène) ? Le résultat est pourtant le même, pourtant une telle audace pourrait être applaudie. Il y aurait alors une barrière psychologique que franchit le tueur en série et pas l'auteur du faux.
En tant qu'art indirect, le support atténue l'horreur de la représentation. Qu'il s'agisse de supports intermédiaires ou de fictions.
Les représentations intermédiaires sont variées telles que des photographies sur la guerre exposées dans un musée ou un livre aussi crades et abjectes soient-elle (le Viet-Nam, ou l'Irak), ou des photos décrivant des génocides en Afrique. Ou encore l'exposition d'ustensiles de torture de l'époque de l'Inquisition ou l'exposition des armes de tueurs anglais dans le musée de Scotland Yard.
Ces représentations intermédiaires rendent comptent d'événements de l'Histoire mais n'en restent pas moins choquant ou réveillent les curiosités morbides des gens.
Plus encore, la fiction est le dernier stade de l'acception du meurtre en série. Tout est faux bien que cela semble réel.
En littérature, des auteurs tels que Maxime Chattam ou May Higgins Clark, écrivent des histoires de meurtre ou de tueurs en série dont les descriptions ne sont pas toujours de bon goût. Mais leur inspiration est toujours fondée. Il y a une certaine fascination dans ces histoires et l'imagination de l'auteur à décrire les scènes de meurtre est dépendante de son succès.
Le cinéma, qui est le 7ème art, n'est pas en reste. On ne compte plus les films où il est question de meurtre ou de tueurs en série : Copycat, C'est arrivé près de chez vous, Ted Bundy, From Hell, Chopper. Ou encore dans le cinéma fantastique : Massacre à la tronçonneuse, Saw, Seven et d'autres encore. Beaucoup de ces films ont remporté un grand succès. C'est donc peut-être que le meurtre en série est bien un art que la bienséance refuse d'accepter comme tel.
NB : Cela peut paraître " léger " mais écrire un texte plus fouillé, ce serait écrire un texte de 25 pages, ce qui n'est pas le but.
W2W
Publié par wolfodeiwolfy3 à 19:55:39 dans DVD | Commentaires (0) | Permaliens
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