Accueil | Créer un blog | Blog Séries 247 | Blog Cinéma 247

Tuer est-il art? (Réflexion à 2 balles sur Copycat) | 21 février 2007

Copycat est un film de Jon Amiel sorti en 1996 en France dans lequel un tueur reproduit des assassinats commis par de célèbres tueurs en série. C'est un copieurs, d'où " copycat ".

Sigourney Weaver est une grande psychologue spécialiste des tueurs en série. Elle va aider la police à comprendre le cheminement du tueur avant de se retrouver directement menacée.

Le postulat de ce film est que pour un tueur en série, tuer est un art. La question suivante se pose : dans de telles conditions, les meurtres en série sont-ils un art ? Il faut distinguer l'assassinat et le meurtre. Ce dernier est commis sans préméditation contrairement au premier, par commodité, les deux termes seront assimilés. La problématique ne porte pas sur l'assassinat " vengeance " où à intérêt, ni de l'homicide involontaire, mais bien sur les meurtres en série.

Philosophiquement, l'art se définit par sa dimension esthétique : il est une création d'œuvres visant à susciter une appréciation esthétique positive, c'est-à-dire à plaire et à toucher la sensibilité par leur seule forme, par leur seule apparence (Wikipédia).

L'art du meurtre en série est bien réel. Mais il faut distinguer le meurtre en série en tant qu'art " direct " du meurtre en série en tant qu'art " indirect ".

 

En tant qu'art direct, le meurtre en série se rapproche surtout du " happening " parce que l'auteur et le public assistent à l'œuvre, il n'y a pas d'intermédiaire. bien qu'il soit un art socialement et moralement inacceptable.

Le happening est une performance (représentation), un événement ou une situation

qui cherche à provoquer la réaction spontanée et créative des spectateurs.

Un tueur en série ne tue pas pour lui-même mais pour montrer, exposer son œuvre. Le public visé peut être une seule personne ou entité ou toute personne pouvant prendre connaissance du meurtre. La réaction de ceux public est double : une réaction espérée par l'auteur : la fascination et l'adoration, mais aussi réelle : le dégoût, le rejet d'un acte abominable. Bref, le meurtre en série est bien un art mais dans l'esprit du tueur ou tout autre esprit semblable.

C'est donc un art socialement inacceptable. Si l'art a besoin d'un public, la grande majorité de celui-ci le rejette puisqu'il sort des limites acceptable de part sa violence et du choc psychologique qu'il peut provoquer. Enfin, tuer est un acte interdit et sanctionné par la loi pénale.

Mais quid (ça le fait de dire " quid ") des faux meurtres, des mises en scènes dont le but n'est pas de tuer mais de représenter un meurtre et de choquer (voir le film " Ginger Snaps " non pas pour sa qualité mais pour cette question de mise en scène) ? Le résultat est pourtant le même, pourtant une telle audace pourrait être applaudie. Il y aurait alors une barrière psychologique que franchit le tueur en série et pas l'auteur du faux.

 

En tant qu'art indirect, le support atténue l'horreur de la représentation. Qu'il s'agisse de supports intermédiaires ou de fictions.

Les représentations intermédiaires sont variées telles que des photographies sur la guerre exposées dans un musée ou un livre aussi crades et abjectes soient-elle (le Viet-Nam, ou l'Irak), ou des photos décrivant des génocides en Afrique. Ou encore l'exposition d'ustensiles de torture de l'époque de l'Inquisition ou l'exposition des armes de tueurs anglais dans le musée de Scotland Yard.

Ces représentations intermédiaires rendent comptent d'événements de l'Histoire mais n'en restent pas moins choquant ou réveillent les curiosités morbides des gens.

Plus encore, la fiction est le dernier stade de l'acception du meurtre en série. Tout est faux bien que cela semble réel.

En littérature, des auteurs tels que Maxime Chattam ou May Higgins Clark, écrivent des histoires de meurtre ou de tueurs en série dont les descriptions ne sont pas toujours de bon goût. Mais leur inspiration est toujours fondée. Il y a une certaine fascination dans ces histoires et l'imagination de l'auteur à décrire les scènes de meurtre est dépendante de son succès.

Le cinéma, qui est le 7ème art, n'est pas en reste. On ne compte plus les films où il est question de meurtre ou de tueurs en série : Copycat, C'est arrivé près de chez vous, Ted Bundy, From Hell, Chopper. Ou encore dans le cinéma fantastique : Massacre à la tronçonneuse, Saw, Seven et d'autres encore. Beaucoup de ces films ont remporté un grand succès. C'est donc peut-être que le meurtre en série est bien un art que la bienséance refuse d'accepter comme tel.

 

NB : Cela peut paraître " léger " mais écrire un texte plus fouillé, ce serait écrire un texte de 25 pages, ce qui n'est pas le but.

W2W

Publié par wolfodeiwolfy3 à 19:55:39 dans DVD | Commentaires (0) |

M. et Mme Chien ont une fille | 19 février 2007

Samedi soir, petit sortie cinématographique. Au programme: Inland Empire. Le dernier film de Lynch. Nous savions tous 3 que nous n'allions rien comprendre. Lynch.

De quoi parle ce film? Difficile à dire. Il n'y a pas de fil directeur, pas de logique particulière hormis celle qui est bien cachée dans l'esprit du réal.

Que voit voit-on dans ce film, ça c'est plus facile déjà.

Des hommes-lapins que le spectateur observe à la façon sitcom. Leur conversation est complètement désordonnée. Seules les phrases empreinte d'humanité font rire le spectateur (pas nous, mais le spectateur du sitcom).

Un film: Vier-sieben (47) dont on suit la partie technique (réal, acteurs) puis le film en lui même apparaît, sans prévenir.

Une chambre d'hôtel en Pologne où une jeune femme pleure devant un écran de télévision.

Des portes qu'on ouvre, des matriochkas, une boum et des seins (plutôt jolis).

Certains ont vu que la prostitution avait été abordée. Pour ma part, je n'irai pas jusque là. Sa place dans le film ne me semble pas assez importante pour la voir comme véritable thème de film.

Bref, des mondes parallèles à différentes époques qui s'entrecroisent. Ce film est un véritable mikado, cette petite faiblesse (qu'est l'amour du cinéma) qui nous perd pendant 3 heures (oscar du jeu de mot le plus pourri de la Terre).

Impossible de dire si c'est bien ou pas. C'est simplement fatiguant. Ressortir de la salle après avoir réfléchir au moindre plan et aux connexions qu'ils peuvent avoir entre eux est épuisant.

Tourné en DV, je m'attendais à une qualité d'image exceptionnelle, pas du tout. Je n'ai pas remarqué de différence, si ce n'est le travail sur l'image lors du montage: surexposition de certains personnages, effets de flou, effet vieilli, gros plan ou plan macros mettant en valeur l'horreur des traits de certains personnages.

Et la bande son: magnifique.

Bref, on peut voir Lynch comme non plus un cinéaste mais comme un artiste contemporain (Check ça!). C'est de l'art vidéo et plus du cinéma. Sa place (le film) est dans un musée. Personnellement, je n'ai pas cette culture de l'art suffisament développée pour le confirmer. D'autre savent mieux que moi.

Il faut aller voir ce film, même si on ne comprend rien. Car ce n'est pas un film, mais une expérience.

Au fait, la réponse à la question est: Céline. Mon tout étant une expression qui fait désomais parti de notre vocabulaire.

Publié par wolfodeiwolfy3 à 18:29:38 dans Grand écran | Commentaires (5) |

Resident Evil | 15 février 2007

Tout le monde connaît les jeux vidéos " Resident Evil " dont le premier est sorti en 1996 sur Playstation.

Bon parle ici encore de zombies, mais ce sera monnaie courante.

Il s'agit ici de " novélisations " écris par S-D Perry (1 à 7 sur 10). Une novélisation est l'adaptation sous forme de roman d'une histoire développée à l'origine dans un autre média (merci wikipédia). En l'occurrence un jeu vidéo.

Les jeux adaptés sont : Resident Evil 1, 2, 3, Code Veronica (livres 1, 3, 5, 6 et 7) et Resident Evil zéro (dont l'histoire se situe avant RE 1). La série de S-D Perry compte également 2 histoires originales (livres 2 et 4) et donc non adaptée d'un des jeux.

Ayant joué à quelques uns de ces jeux, j'étais très curieux de savoir ce que les livres valaient. Je ne m'attendais pas à de la grande littérature mais je me suis lancé, bien que n'assumant pas beaucoup mes choix lors du passage en caisse...

Je dois avouer que j'étais surpris. Je pensais que ce serait bien plus mauvais que ça ! Je ne dis pas que les livres sont bons, au contraire.

Chaque livre suit assez bien le jeu duquel il est adapté. L'esprit "aventure à énigme" est respectée et assez bien gérée pour ne pas que cela paraisse artificiel dans un livre. De plus, dans le jeu, on affronte énormément de monstres et de zombies ce qui requiert beaucoup de munitions que l'on trouve n'importe où, limite dans le réservoir d'eau des chiotes ou dans le four de la cuisine !

Or, dans les livres, les munitions sont celles que les héros ont sur eux au début de l'aventure et celles (très peu nombreuses) trouvées dans des endroits logiques (cadavres, stocks d'armes, etc...). Et bien sûr les monstres ne sont pas aussi nombreux que dans le jeu. La logique est sauve !

Le premier tome est sans doute le meilleur (gardez en tête que " meilleur " est à relativiser). Les zombies sont bien décrits et leur aspect dégueulasse est très bien rendu. Chose intéressante aussi, le 2ème tome (qui annonce presque Land of the dead et j'insiste sur le presque) décrit les sentiments d'un homme (enfin, une femme) lors de sa transformation en zombie.

Mais c'est tout pour les points forts. C'est très mal écrit (ou très mal traduit, allez savoir), ça fait livre de gros beauf (mais bon, même ceux-là lisent parfois), les réflexions des personnages sont souvent débiles (comme si une nana d'une unité d'élite, entourée de morts-vivants, avaient le temps ou l'idée de mater le cul de son coéquipier !), ne peut qu'intéresser que ceux qui ont joué aux jeux et les formulations boiteuses sont légion. Exemple : " il marchait le long du long couloir " (Perplexe).

Bref, ce n'est pas de la grande littérature. Disont le clairement, c'est nul. Ceux qui veulent lire des romans d'horreur ne devraient pas se pencher sur cette série au risque d'être déçus (à moins que cela ne pique vraiment la curiosité). Lorgnez plutôt du côté des Lovecraft (bien qu'aujourd'hui ça ne fasse plus vraiment peur) ou Stephen King pour le côté dégueu, pas pour le côté bien écrit qui fait parfois défaut (dû peut-être aussi à la traduction, mais là encore allez savoir).

Si Resident Evil vous intéresse vraiment, essayer de choper les jeux, les frissons seront (peut-être, tout dépend de votre émotivité et de votre âge) là, si vous jouez seul dans le noir. Mais préférez Silent hill dont l'ambiance glauque et malsaine procurera plus de sensations.

D'autre livres (ceux avec Milla Jovojich sur la couverture) sont sortis mais d'auteurs différents. Il s'agit de la novélisation des films (bien pourris aussi mais parfait pour s'endormir devant la télé). Je ne les ai pas lus mais je pense qu'il sont aussi mauvais que les bouquins de S-D Perry.

Titres des livre (de 1 à 10): "La conspiration d'Umbrella", "La crique de Caliban", "La cité des morts", "Aux portes de l'enfer", "Nemesis", "Code Veronica", "Zero hour", "Genesis", "Resident Evil: Apocalypse", "Resident Evil".

Publié par wolfodeiwolfy3 à 14:28:00 dans Livres | Commentaires (21) |

Final cut | 15 février 2007

Final cut est un film qui vous fera voir vos amis d'une autre manière. A ne pas confondre avec the final cut avec Robin williamsJude est mort. Ses amis proches se retrouvent chez lui pour une veillée funèbre. Mais Sadie, la compagne du défunt, leur réserve une surprise. Ils vont être filmés pour conclure la vidéo commencée quelques mois auparavant par Jude.

Pour les aider à comprendre pourquoi elle veut terminer ce film, Sadie (Sadie Frost) leur montre ce qui a déjà été tourné, à leur insu (de leur plein gré !...), par des caméras cachées un peu partout dans l'appartement.

Leurs réactions sont donc filmées alors qu'ils découvrent l'enregistrement, entrecoupé des commentaires de Jude, de leurs moments les plus intimes, de leurs secrets les mieux gardés.

La diffusion de ces séquences volées pendant des dîners ou des fêtes va d'abord provoquer l'amusement puis la colère. (synopsis Allociné)

Les acteurs sont remarquables. C'est un déluge de trahisons dans ce groupe d'amis dévoilé au grand jour.

Bref, les personnages sont à vomir tellement ils sont irrespectueux les uns envers les autres. Ils ont tous quelque chose à cacher et font preuve d'une mauvaise fois hallucinante !

A voir absolument

Publié par wolfodeiwolfy3 à 12:33:34 dans DVD | Commentaires (3) |

La saga des morts-vivants | 15 février 2007

Georges A. Romero a réalisé plusieurs film portant sur les zombies : La nuits des morts-vivants (1968), Zombies (1978), Le jour des morts-vivants (1986) et le territoire des morts (2005).

Cette saga est une critique de la société américaine et montre l'engagement politque du réalisateur.

  1. La nuit de morts-vivants
  2.  

    Ce film est remarquable du point de vue du contexte. Le héro du film, Ben, est un afro-américain faisant figure de véritable meneur d'homme et montre un formidable sang froid face à l'apparition soudaine de zombies.

    Il faut noter que l'amérique sort à peine de la ségrégation. Le Civil Right Act abolit cette politique en 1964. Le choix de Romero quant à la couleur de peau du héro est donc tout à fait révélateur de ses opinions.

    Tourné en noir et blanc, la violence du film (à l'époque) n'en est pas moins atténuée tant par les images de zombies dévorants leurs victimes (la scène de la fille " zombifiée " dévorant sa mère) que par les propos racistes des compagnons de d'infortunes de Ben.

    Personnage intelligent, Ben se démarque des autres personnages qui ne sont que la caricature de l'américain moyen : bête, raciste, égoïste et violent.

    Les personnages vont tenter de résister contre les assauts répétés des zombies en attendant les secours.

    Ce huis clos est le début de la saga des morts-vivants de Romero où aucune explication n'est donnée quant au phénomène zombie. On sait seulement qu'une fuite de gaz radioactifs a eu lieu.

    Ce film est à voir absolument pour son contexte, pour les convictions de Romero à travers le thème des zombies et pour se fin d'un nihilisme radical (check ça, Danty !).

    NB: un remake est sorti en 1991, moins bon que l'original, il n'en vaut pas moins le détour.

  3. Zombies
  4.  

    Deuxième film de la saga, Romero s'attaque ici à la société de consommation. On retrouve à nouveau l'afro-américain parmi les héros. Le film, dans l'évolution de la saga, s'arrête, non plus sur l'aspect découverte du phénomène zombie, mais sur l'aspect éradication. Le morts-vivants se multiplient de plus en plus et il faut les détruire pour le salut le de l'amérique.

    Il faut noter aussi que l'Homme a un autre ennemi en dehors des zombies : lui-même. Le chaos engendré par les morts-vivants sert les intérêts de ceux qui sont prêts à tout pour s'enrichir, manger et répandre le mal. Pour ces derniers, les zombies ne sont qu'un amusement et les véritables victimes sont celles et ceux qui n'ont pas la force de se défendre.

    NB: Zack Snyder a réalisé en 2003 "l'armée des morts" qui est un remake de Zombie. Ce film est tout aussi bon que l'original.

  5. Le jour des morts-vivants
  6.  

    Dans ce troisième opus, l ‘évolution de la saga s'attarde sur l'aspect étude des zombies. On découvre qu'ils sont capables d'être domestiqués, d'apprendre des choses rudimentaires. On retrouve à nouveau l'afro-américain du côté des " gentils " et on retrouve encore l'américain moyen à travers des militaires paniqués plus intéressés par leur impression de supériorité que par la protection des civils.

    NB: un remake est en préparation: trailer, article wikipédia, article Mad movies

  7. Le territoire des morts
  8.  

    Dernier film sorti, le territoire des morts montre comment la population s'est organisée devant le phénomène zombie. Les gens sont regroupés dans une ville, protégés par des murs et une oligarchie a pris le pouvoir.

    Romero montre l'état de société, ses grands écarts qui règnent : les plus pauvres vivants dans la rue et dans des condition d'hygiène déplorables côtoient les plus riches bien au chaud et en sécurité.

    Cette fois, l'afro-américain est un zombie. Meneur d'homme, il va diriger les zombies vers la liberté. Capables de sentiment, de réflexion (bien que très rudimentaire), les zombies veulent s'échapper de leur condition de cible " vivante " pour les équipes chargées de la protection et de la recherche de denrées.

    Les gentils ne sont donc plus les personnes raisonnables qui tentent de résister aux fous et aux zombies, ce sont les zombies eux-mêmes.

  9. Diary of the dead
  10.  

Ce film est en préparation et devrait sortir cette année en DTV (direct-to-video). Des étudiants ont décidé de tourner leur propre film d'horreur lorsqu'ils apprennent l'existence des zombies et partent prendre quelques rushs.

 

 

La saga des morts-vivants vaut certainement le détour. Le genre film de zombies a mauvaise réputation car il est souvent assimilé à des films de mauvaise qualité. Or, les films de Romero n'entre absolument pas dans cette catégorie. L'engagement politique du réalisateur à travers le thème des zombies est remarquable. La violence des image colle très bien au genre (pour peu qu'on se replace à l'époque de leur sortie), c'est gore et les effets spéciaux sont très bons.

De plus, on ne peut pas s'intéresser au genre " films de zombies " sans commencer par les films de Romero et surtout sans commencer par le premier. Il faut absolument éviter de commencer par le dernier sinon le déroulement de la saga perd tout son sens.

Bref, cette critique de la société est très révélatrice. "Don't you get it? We are the walking dead!" (The walking Dead, TPB 4, Image comics)

Publié par wolfodeiwolfy3 à 03:50:57 dans DVD | Commentaires (2) |

1| 2| >>

Tous les derniers titres