Publié par wolfodeiwolfy3 à 15:54:18 dans Divers | Commentaires (2) | Permaliens
Quand j'ai rencontré mon grand ami et futur témoin Arno, la discussion a très vite tourné à la discussion cinoche. Tous deux grands amateurs de cinéma, nos points de vues et surtout ses analyses très éclairées (les informés savent pourquoi) ne pouvaient qu'être le début d'une discussion à épisodes.
Je me rappelle surtout du passage sur " Indépendance Day ". Merde suprême des blockbusters outre-Atlantique. Son analyse fut extrêmement enrichissante : ce film rassemble les canons du cinéma américain.
Ces canons sont (je dois en oublier quelques uns) :
Le patriotiste (de merde, il faut le dire !) américain.
Le repentir d'une personne perdue hors du chemin de morale américaine. C'est-à-dire que quelqu'un de bon au fond est devenu pas bon (sans être foncièrement mauvais) mais a retrouvé le droit chemin grâce au gentil et l'amour de la Nation (américaine pour ceux qui n'aurait pas compris, parce que le cinoche amérloque, c'est avant tout un moyen de dire au monde combien ce pays est super chouette !).
L'amour " impossible " entre un homme et une femme s'aiment (oui, parce que s'il s'agit d'un couple homo, là, on tombe dans le cinéma underground au US, genre qui ne respecte ni Dieu, ni la morale bien pensante) mais on essaie de les empêcher d'accéder au bonheur. Fort heureusement, notre monde (l'Amérique, bien sûr !) est bien fait et notre joli couple fini par s'aimer librement à la fin.
Au moins une injustice.
Un peu d'humour à 2 balles.
L'amitié perdue (souvent à cause d'une histoire coeur), puis retrouvée.
Le gros-méchant-qui-mérite-de-mourir.
Le héros-qui-gagne-toujours-à-la-fin.
Un scénario qui ne fasse pas trop réfléchir.
ET au moins UN stars ans stripes (suffisamment gros pour remplir tout l'écran).
Spiderman 3 rassemble lui aussi tous ces canons. Autant les 2 premiers étaient bien, autant le 3 vraiment naze. Alors naze, oui, MAIS y a aussi du très bon : les scènes d'actions. Tout le reste est vraiment pourri. Pour les âmes sensibles, lisez: ce film est très décevant. Sur 2h20 de film, un passage chez un bon monteur permet d'avoir un film 1h00 bien sympa avec uniquement les scènes de combat-action vraiment spectaculaires. Tout le reste est à foutre à la poubelle.
Les délires de Peter Parker sont ridicules, les déboires de MJ inintéressants (sauf pour les comédiens en herbes qui galèrent à trouver un boulot et qui s'identifient à elle...) et les acclamations des citoyens à chaque fois que spidey sauve un chaton coincé dans un arbre, on s'en branle !
Les acteurs ne sont pas vraiment bons non plus : Tobey Maguire a toujours aussi l'air d'un gosse et Kirsten Dunst était bien meilleure dans Entretien avec un vampire (oui, bon, elle avait 12 ans).
On a un méchant (mais pas trop, cf ci-dessus) avec une belle gueule de Russe (y a-t-il un message ?), manquerait plus qu'un vilain-pas-beau avec un belle barbe brune et une AK47 pour parfaire le tableau...
Conclusion (parce que faut pas non plus s'étendre trop sur le sujet, c'est bien assez comme ça !), Spiderman 3 est mauvais. Ca vaut le coup d'être vu dans une salle obscure UNIQUEMENT pour les susdites scènes d'action (sur une TV de 36 ou 51 cm, c'est vrai, c'est dommage, mais bon, il passera dans 1 an sur Canal + et 2 sur TF1 et avec la baisse des prix des TV LCD, ça suffira pour apprécier le spectacle), mais je préconise un abstention sous peine de perdre de l'argent. A 8 la scéance, sauf pour les détenteur de la carte UGC ou TBC (Tram et Bus de la communauté urbaine de Bordeaux= 4,5 la place), on regarde d'un peu plus près les programmes.
Préférez donc Sunshine de Danny Boyle (réal de 28 jour plus tard) avec Cyllian Murphy (héro de 28 jour plus tard et " l'épouvantail " dans Batman Begins ou le méchant dans Red eye) et Michelle Yeoh (Mémoire d'une Geisha, Tigre et Dragon, Demain ne meurt jamais). Ou encore 300, s'il est encore à l'affiche dans votre cinéma préféré et que vous ne l'avez pas encore vu (vous attendez quoi?).
Publié par wolfodeiwolfy3 à 03:19:42 dans Grand écran | Commentaires (2) | Permaliens
A LIRE APRES "FRICTIONNES AVEC DU VIN" (voir ci-dessus)
Ce film raconte la Bataille des Thermopyles en 480 av J-C où 300 Spartiates accompagnés de 700 autres soldats grecs, menés par Léonidas 1er, ont résisté à l'armée dirigée par le Perse Xerxès 1er, pour donner le temps au reste des armées grecques de s'organiser. Cette bataille est le symbole antique de la résistance grecque face à l'envahisseur. Les Thermopyles (porte des eaux chaudes) sont un défilé, seul passage entre la Thessalie et la Locride.
Mais plus que l'Histoire, ce film met en image le comic éponyme de Frank Miller. Nombreuses sont les similitudes entre les plans cinématographiques et les planches de dessin. Les personnages sont très fidèles à ceux du comic. Les percings Perses sont au même endroit, les armures et armes sont les mêmes et les physiques se ressemblent beaucoup (les personnages sont quand beaucoup plus "carrés" dans la BD).
Mais le film prend quelques libertés: On voit le visage des Immortels. Le comic reste plus fidèle à la réalité (sans expliquer ce qu'ils sont vraiment) alors que le film leur donne un côté fantastique. En réalité, les Immortels sont la garde personnelle de Xerxès. Leur vient du fait que lorsque l'un d'entre eux mourrait, on le remplçait. Ils n'étaient jamais ni plus, ni moins que 10 000.
Outre cette fidélité, le film est beau. L'image est superbe. Le travail sur l'étalonnage de l'image est époustouflant. L'effet sur certaines capes flottant au vent laisse bouche bée. Les détails et la lumière sur les muscles, les boucliers et les casques est tout aussi impressionnant. On peut comparer cela à de la peinture sur figurine où les détails dans les creux et sur les crêtes est hallucinant.
Voir ce lien qui donne un exemple pour avoir une idée de l'effet en question même si l'exemple est complètement différent (à comparer avec l'image du post) car il s'agit de technique. Sur les figurines, les détails sont accentués grâce à un travail sur la lumière: les crêtes sont de couleur claire alors que les creux sont de couleur foncée. Exemple, une cape rouge va tirer sur le orangé-jaune sur les crêtes et sur le rouge foncé-noir dans les creux. L'effet dans 300 s'en rapproche.
Le jeu des acteurs est criant de vérité, on lit la rage dans les yeux de Léonidas, on voit la mégalomanie dans le comportement de Xerxès. La technique de combat est expéditive, solide et efficace. Je regrette seulement que certains plans aient été trop rapprochés gâchant un peu certaines scènes. Mais cela passe pratiquement inaperçu.
Le réal use et abuse des ralentis sur les sorties des Grecs, ce qui accentue la violence des images et les mouvements (enragés) des soldats. Ce film est donc violent, très violent. Mais cette violence graphique reste finalement minime et très exthétique. Malgré les gerbes de sang qui arrosent presque le spectateur et les têtes tournant dans tous les sens (et au ralenti, histoire de connaître un peu l'anatomie humaine), les coups sont assez peu accompagnés de sons graves accentuant généralement la violence d'une image ou d'un choc visuel. On ne subit donc pas vraiment cette violence.
Sur l'Histoire, l'organisation sociale et politique de Sparte est très rapidement (trop selon Mad) évoquée car ce n'est pas le but mais permet de saisir le contexte, d'expliquer Sparte. 300 est aussi vu comme un " film de propagande dont l'idéologie de droite extrême donne envie de vomir " par Libé, mais Sparte était une société vivant sur ce mode donc...Attention à certaines réflexions livrées en cette période électorale -où on veut nous faire croire à un recul d'une extrême alors qu'elle est plus que jamais dangereuse surtout lorsque certain s'approprie son dialogue...- Ce qu'il faut retenir, c'est que Libé n'a rien compris au film (donneraient-ils le même avis sur nuits et brouillards, alors que ce qu'on y voit est bien plus choquant ?), de toute façon, pour les critiques de films fantastique-action-science fiction, préférez Mad movies, il savent de quoi ils parlent.
En bref, il faut voir 300. Je dirai même il faut aller voir 300 au cinéma. A la télé, ça n'a plus aucun intérêt. L'intérêt est aussi historique (la Bataille a existé et c'est appréciable de voir en image ce que cela a pu donner), esthétique (le film est superbe, je le redis) et peut-être culturel (si on veut catégoriser les comics dans la culture, sous-culture correpondrait mieux).
W2W
Publié par wolfodeiwolfy3 à 03:14:40 dans Grand écran | Commentaires (2) | Permaliens
Sparte. La ville Antique des militaires. A la fois démocratique et fasciste. Une seule chose compte : la Guerre.
Dès leur naissance, les bébés sont examinés pour voir s'ils sont vigoureux et bien portants. Les chétifs, les souffreteux n'ont pas leur place à Sparte. Ils sont jetés dans le Gouffre car considérés comme une charge pour la société. Les autres seront élevés pour devenir les citoyens-soldats de Sparte. La santé du bébé est importante. Tout est fait pour le rendre plus fort comme le frictionner avec du vin.
A 7 ans les enfants sont enlevés à leur mère pour commencer leur éducation essentiellement militaire (l'agôgè) mais aussi intellectuelle (apprentissage de la lecture, politique et artistique). Il apprennent à vivre en communauté. Jeunes, ils sont peu nourris pour leur apprendre le filoutage d'aliments et donc développer la ruse et l'intelligence. L'essentiel de leur formation consiste à l'apprentissage du combat, du maniement des armes, l'obéissance aux ordres, l'entraînement via l'athlétisme.
Les femmes participent également à ces entraînements athlétiques pour en faire de bonne mères donnant naissance à de solides enfants.
Entre 16 et 20 ans, les irènes (jeunes soldats encore en apprentissage) étaient envoyé seuls sans nourriture mais avec un poignard pour devenir des hommes. A cette occasion, il se livraient à la chasse aux Hilotes (esclaves à Sparte).
A partir de 20 ans, ils deviennent de vrai soldats et les meilleurs de la Grèce Antique. Il vivent encore en communauté : ils prennent tous leurs repas avec leurs compagnons d'arme ( lors des syssities) et se voient attribué un lot, tous rigoureusement égaux car chaque Spartiate est un citoyen de Sparte et tous les citoyens sont égaux. Le lot comprends donc la même surface de terre, la même capacité de production, le même nombre d'Hilotes.
En plus de cette agôgè, les jeunes Spartiates (s'ils ont des parents Spartiates et s'ils sont nés à Sparte) deviennent citoyens. Les autres sont des inférieurs : les Hilotes (esclaves paysans) et les Périéquès (ceux qui vivent autour de Sparte).
L'organisation politique de la cité est complexe. Deux roix sont désignés en fonction de leur plus proche parenté à Héraclès. Plus exactement aux fils jumeaux d'Héraclès. Il y a donc une dyarchie à Sparte. Ces 2 rois ont la charge des affaires militaires et religieuses. En effet, ils sont prêtres et la religion est très importante à Sparte et la consultation des Oracles à travers la Pythie permet de perdre les décisions politiques.
La dyarchie coexiste avec l'Ekklésia (l'Assemblée). C'est l'assemblée des égaux, des citoyens qui approuve les projets de lois préparés par la gérousie (assemblée d'hommes de plus 60 ans) et nomme les Ephores. Cette dernière assemblée de 5 hommes représente le peuple. Elle exécute les lois, ordonne les exécutions, veille au maintient de la royauté et à son bon déroulement et a un pouvoir particulièrement important quand à l'organisation de la cité : L'un d'entre eux est choisi pour donner son nom à l'année en cours (c'est l'Ephore éponyme).
Cette (trop/très) brève description de Sparte la montre comme une société violente et eugéniste (pour la survie de Sparte) où tous les citoyens étaient formés au combat. Le système politique bien archaïque et fasciste est comparable à l'organisation d'Etats démocratiques actuels : Une Royauté (certes pas dans tous les pays) qui détient le pouvoir militaire et religieux à Sparte. Une assemblée, comparable aux Parlements, détenant le pouvoir législatif (l'Ekklésia). Un gouvernement dans sa fonction de préparation de projets de lois (la Gérousie). Et un pouvoir exécutif confondu avec le pouvoir judiciaire : les Ephores (qui en France est séparé, ndla).
W2W
Publié par wolfodeiwolfy3 à 01:36:54 dans Divers | Commentaires (0) | Permaliens
Copycat est un film de Jon Amiel sorti en 1996 en France dans lequel un tueur reproduit des assassinats commis par de célèbres tueurs en série. C'est un copieurs, d'où " copycat ".
Sigourney Weaver est une grande psychologue spécialiste des tueurs en série. Elle va aider la police à comprendre le cheminement du tueur avant de se retrouver directement menacée.
Le postulat de ce film est que pour un tueur en série, tuer est un art. La question suivante se pose : dans de telles conditions, les meurtres en série sont-ils un art ? Il faut distinguer l'assassinat et le meurtre. Ce dernier est commis sans préméditation contrairement au premier, par commodité, les deux termes seront assimilés. La problématique ne porte pas sur l'assassinat " vengeance " où à intérêt, ni de l'homicide involontaire, mais bien sur les meurtres en série.
Philosophiquement, l'art se définit par sa dimension esthétique : il est une création d'œuvres visant à susciter une appréciation esthétique positive, c'est-à-dire à plaire et à toucher la sensibilité par leur seule forme, par leur seule apparence (Wikipédia).
L'art du meurtre en série est bien réel. Mais il faut distinguer le meurtre en série en tant qu'art " direct " du meurtre en série en tant qu'art " indirect ".
En tant qu'art direct, le meurtre en série se rapproche surtout du " happening " parce que l'auteur et le public assistent à l'œuvre, il n'y a pas d'intermédiaire. bien qu'il soit un art socialement et moralement inacceptable.
Le happening est une performance (représentation), un événement ou une situation
qui cherche à provoquer la réaction spontanée et créative des spectateurs.
Un tueur en série ne tue pas pour lui-même mais pour montrer, exposer son œuvre. Le public visé peut être une seule personne ou entité ou toute personne pouvant prendre connaissance du meurtre. La réaction de ceux public est double : une réaction espérée par l'auteur : la fascination et l'adoration, mais aussi réelle : le dégoût, le rejet d'un acte abominable. Bref, le meurtre en série est bien un art mais dans l'esprit du tueur ou tout autre esprit semblable.
C'est donc un art socialement inacceptable. Si l'art a besoin d'un public, la grande majorité de celui-ci le rejette puisqu'il sort des limites acceptable de part sa violence et du choc psychologique qu'il peut provoquer. Enfin, tuer est un acte interdit et sanctionné par la loi pénale.
Mais quid (ça le fait de dire " quid ") des faux meurtres, des mises en scènes dont le but n'est pas de tuer mais de représenter un meurtre et de choquer (voir le film " Ginger Snaps " non pas pour sa qualité mais pour cette question de mise en scène) ? Le résultat est pourtant le même, pourtant une telle audace pourrait être applaudie. Il y aurait alors une barrière psychologique que franchit le tueur en série et pas l'auteur du faux.
En tant qu'art indirect, le support atténue l'horreur de la représentation. Qu'il s'agisse de supports intermédiaires ou de fictions.
Les représentations intermédiaires sont variées telles que des photographies sur la guerre exposées dans un musée ou un livre aussi crades et abjectes soient-elle (le Viet-Nam, ou l'Irak), ou des photos décrivant des génocides en Afrique. Ou encore l'exposition d'ustensiles de torture de l'époque de l'Inquisition ou l'exposition des armes de tueurs anglais dans le musée de Scotland Yard.
Ces représentations intermédiaires rendent comptent d'événements de l'Histoire mais n'en restent pas moins choquant ou réveillent les curiosités morbides des gens.
Plus encore, la fiction est le dernier stade de l'acception du meurtre en série. Tout est faux bien que cela semble réel.
En littérature, des auteurs tels que Maxime Chattam ou May Higgins Clark, écrivent des histoires de meurtre ou de tueurs en série dont les descriptions ne sont pas toujours de bon goût. Mais leur inspiration est toujours fondée. Il y a une certaine fascination dans ces histoires et l'imagination de l'auteur à décrire les scènes de meurtre est dépendante de son succès.
Le cinéma, qui est le 7ème art, n'est pas en reste. On ne compte plus les films où il est question de meurtre ou de tueurs en série : Copycat, C'est arrivé près de chez vous, Ted Bundy, From Hell, Chopper. Ou encore dans le cinéma fantastique : Massacre à la tronçonneuse, Saw, Seven et d'autres encore. Beaucoup de ces films ont remporté un grand succès. C'est donc peut-être que le meurtre en série est bien un art que la bienséance refuse d'accepter comme tel.
NB : Cela peut paraître " léger " mais écrire un texte plus fouillé, ce serait écrire un texte de 25 pages, ce qui n'est pas le but.
W2W
Publié par wolfodeiwolfy3 à 19:55:39 dans DVD | Commentaires (0) | Permaliens
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