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Blockbuster 3 | 05 mai 2007

Quand j'ai rencontré mon grand ami et futur témoin Arno, la discussion a très vite tourné à la discussion cinoche. Tous deux grands amateurs de cinéma, nos points de vues et surtout ses analyses très éclairées (les informés savent pourquoi) ne pouvaient qu'être le début d'une discussion à épisodes.

Je me rappelle surtout du passage sur " Indépendance Day ". Merde suprême des blockbusters outre-Atlantique. Son analyse fut extrêmement enrichissante : ce film rassemble les canons du cinéma américain.

Ces canons sont (je dois en oublier quelques uns) :

Le patriotiste (de merde, il faut le dire !) américain.

Le repentir d'une personne perdue hors du chemin de morale américaine. C'est-à-dire que quelqu'un de bon au fond est devenu pas bon (sans être foncièrement mauvais) mais a retrouvé le droit chemin grâce au gentil et l'amour de la Nation (américaine pour ceux qui n'aurait pas compris, parce que le cinoche amérloque, c'est avant tout un moyen de dire au monde combien ce pays est super chouette !).

L'amour " impossible " entre un homme et une femme s'aiment (oui, parce que s'il s'agit d'un couple homo, là, on tombe dans le cinéma underground au US, genre qui ne respecte ni Dieu, ni la morale bien pensante) mais on essaie de les empêcher d'accéder au bonheur. Fort heureusement, notre monde (l'Amérique, bien sûr !) est bien fait et notre joli couple fini par s'aimer librement à la fin.

Au moins une injustice.

Un peu d'humour à 2 balles.

L'amitié perdue (souvent à cause d'une histoire coeur), puis retrouvée.

Le gros-méchant-qui-mérite-de-mourir.

Le héros-qui-gagne-toujours-à-la-fin.

Un scénario qui ne fasse pas trop réfléchir.

ET au moins UN stars ans stripes (suffisamment gros pour remplir tout l'écran).

Spiderman 3 rassemble lui aussi tous ces canons. Autant les 2 premiers étaient bien, autant le 3 vraiment naze. Alors naze, oui, MAIS y a aussi du très bon : les scènes d'actions. Tout le reste est vraiment pourri. Pour les âmes sensibles, lisez: ce film est très décevant. Sur 2h20 de film, un passage chez un bon monteur permet d'avoir un film 1h00 bien sympa avec uniquement les scènes de combat-action vraiment spectaculaires. Tout le reste est à foutre à la poubelle.

Les délires de Peter Parker sont ridicules, les déboires de MJ inintéressants (sauf pour les comédiens en herbes qui galèrent à trouver un boulot et qui s'identifient à elle...) et les acclamations des citoyens à chaque fois que spidey sauve un chaton coincé dans un arbre, on s'en branle !

Les acteurs ne sont pas vraiment bons non plus : Tobey Maguire a toujours aussi l'air d'un gosse et Kirsten Dunst était bien meilleure dans Entretien avec un vampire (oui, bon, elle avait 12 ans).

On a un méchant (mais pas trop, cf ci-dessus) avec une belle gueule de Russe (y a-t-il un message ?), manquerait plus qu'un vilain-pas-beau avec un belle barbe brune et une AK47 pour parfaire le tableau...

Conclusion (parce que faut pas non plus s'étendre trop sur le sujet, c'est bien assez comme ça !), Spiderman 3 est mauvais. Ca vaut le coup d'être vu dans une salle obscure UNIQUEMENT pour les susdites scènes d'action (sur une TV de 36 ou 51 cm, c'est vrai, c'est dommage, mais bon, il passera dans 1 an sur Canal + et 2 sur TF1 et avec la baisse des prix des TV LCD, ça suffira pour apprécier le spectacle), mais je préconise un abstention sous peine de perdre de l'argent. A 8€ la scéance, sauf pour les détenteur de la carte UGC ou TBC (Tram et Bus de la communauté urbaine de Bordeaux= 4,5€ la place), on regarde d'un peu plus près les programmes.

Préférez donc Sunshine de Danny Boyle (réal de 28 jour plus tard) avec Cyllian Murphy (héro de 28 jour plus tard et " l'épouvantail " dans Batman Begins ou le méchant dans Red eye) et Michelle Yeoh (Mémoire d'une Geisha, Tigre et Dragon, Demain ne meurt jamais). Ou encore 300, s'il est encore à l'affiche dans votre cinéma préféré et que vous ne l'avez pas encore vu (vous attendez quoi?).

Publié par wolfodeiwolfy3 à 03:19:42 dans Grand écran | Commentaires (2) |

300 | 05 avril 2007

A LIRE APRES "FRICTIONNES AVEC DU VIN" (voir ci-dessus) 

Ce film raconte la Bataille des Thermopyles en 480 av J-C où 300 Spartiates accompagnés de 700 autres soldats grecs, menés par Léonidas 1er, ont résisté à l'armée dirigée par le Perse Xerxès 1er, pour donner le temps au reste des armées grecques de s'organiser. Cette bataille est le symbole antique de la résistance grecque face à l'envahisseur. Les Thermopyles (porte des eaux chaudes) sont un défilé, seul passage entre la Thessalie et la Locride.

Mais plus que l'Histoire, ce film met en image le comic éponyme de Frank Miller. Nombreuses sont les similitudes entre les plans cinématographiques et les planches de dessin. Les personnages sont très fidèles à ceux du comic. Les percings Perses sont au même endroit, les armures et armes sont les mêmes et les physiques se ressemblent beaucoup (les personnages sont quand beaucoup plus "carrés" dans la BD).

Mais le film prend quelques libertés: On voit le visage des Immortels. Le comic reste plus fidèle à la réalité (sans expliquer ce qu'ils sont vraiment) alors que le film leur donne un côté fantastique. En réalité, les Immortels sont la garde personnelle de Xerxès. Leur vient du fait que lorsque l'un d'entre eux mourrait, on le remplçait. Ils n'étaient jamais ni plus, ni moins que 10 000.

Outre cette fidélité, le film est beau. L'image est superbe. Le travail sur l'étalonnage de l'image est époustouflant. L'effet sur certaines capes flottant au vent laisse bouche bée. Les détails et la lumière sur les muscles, les boucliers et les casques est tout aussi impressionnant. On peut comparer cela à de la peinture sur figurine où les détails dans les creux et sur les crêtes est hallucinant.

Voir ce lien qui donne un exemple pour avoir une idée de l'effet en question même si l'exemple est complètement différent (à comparer avec l'image du post) car il s'agit de technique. Sur les figurines, les détails sont accentués grâce à un travail sur la lumière: les crêtes sont de couleur claire alors que les creux sont de couleur foncée. Exemple, une cape rouge va tirer sur le orangé-jaune sur les crêtes et sur le rouge foncé-noir dans les creux. L'effet dans 300 s'en rapproche.

Le jeu des acteurs est criant de vérité, on lit la rage dans les yeux de Léonidas, on voit la mégalomanie dans le comportement de Xerxès. La technique de combat est expéditive, solide et efficace. Je regrette seulement que certains plans aient été trop rapprochés gâchant un peu certaines scènes. Mais cela passe pratiquement inaperçu.

Le réal use et abuse des ralentis sur les sorties des Grecs, ce qui accentue la violence des images et les mouvements (enragés) des soldats. Ce film est donc violent, très violent. Mais cette violence graphique reste finalement minime et très exthétique. Malgré les gerbes de sang qui arrosent presque le spectateur et les têtes tournant dans tous les sens (et au ralenti, histoire de connaître un peu l'anatomie humaine), les coups sont assez peu accompagnés de sons graves accentuant généralement la violence d'une image ou d'un choc visuel. On ne subit donc pas vraiment cette violence.

Sur l'Histoire, l'organisation sociale et politique de Sparte est très rapidement (trop selon Mad) évoquée car ce n'est pas le but mais permet de saisir le contexte, d'expliquer Sparte. 300 est aussi vu comme un " film de propagande dont l'idéologie de droite extrême donne envie de vomir " par Libé, mais Sparte était une société vivant sur ce mode donc...Attention à certaines réflexions livrées en cette période électorale -où on veut nous faire croire à un recul d'une extrême alors qu'elle est plus que jamais dangereuse surtout lorsque certain s'approprie son dialogue...- Ce qu'il faut retenir, c'est que Libé n'a rien compris au film (donneraient-ils le même avis sur nuits et brouillards, alors que ce qu'on y voit est bien plus choquant ?), de toute façon, pour les critiques de films fantastique-action-science fiction, préférez Mad movies, il savent de quoi ils parlent.

En bref, il faut voir 300. Je dirai même il faut aller voir 300 au cinéma. A la télé, ça n'a plus aucun intérêt. L'intérêt est aussi historique (la Bataille a existé et c'est appréciable de voir en image ce que cela a pu donner), esthétique (le film est superbe, je le redis) et peut-être culturel (si on veut catégoriser les comics dans la culture, sous-culture correpondrait mieux).

 

W2W

Publié par wolfodeiwolfy3 à 03:14:40 dans Grand écran | Commentaires (2) |

M. et Mme Chien ont une fille | 19 février 2007

Samedi soir, petit sortie cinématographique. Au programme: Inland Empire. Le dernier film de Lynch. Nous savions tous 3 que nous n'allions rien comprendre. Lynch.

De quoi parle ce film? Difficile à dire. Il n'y a pas de fil directeur, pas de logique particulière hormis celle qui est bien cachée dans l'esprit du réal.

Que voit voit-on dans ce film, ça c'est plus facile déjà.

Des hommes-lapins que le spectateur observe à la façon sitcom. Leur conversation est complètement désordonnée. Seules les phrases empreinte d'humanité font rire le spectateur (pas nous, mais le spectateur du sitcom).

Un film: Vier-sieben (47) dont on suit la partie technique (réal, acteurs) puis le film en lui même apparaît, sans prévenir.

Une chambre d'hôtel en Pologne où une jeune femme pleure devant un écran de télévision.

Des portes qu'on ouvre, des matriochkas, une boum et des seins (plutôt jolis).

Certains ont vu que la prostitution avait été abordée. Pour ma part, je n'irai pas jusque là. Sa place dans le film ne me semble pas assez importante pour la voir comme véritable thème de film.

Bref, des mondes parallèles à différentes époques qui s'entrecroisent. Ce film est un véritable mikado, cette petite faiblesse (qu'est l'amour du cinéma) qui nous perd pendant 3 heures (oscar du jeu de mot le plus pourri de la Terre).

Impossible de dire si c'est bien ou pas. C'est simplement fatiguant. Ressortir de la salle après avoir réfléchir au moindre plan et aux connexions qu'ils peuvent avoir entre eux est épuisant.

Tourné en DV, je m'attendais à une qualité d'image exceptionnelle, pas du tout. Je n'ai pas remarqué de différence, si ce n'est le travail sur l'image lors du montage: surexposition de certains personnages, effets de flou, effet vieilli, gros plan ou plan macros mettant en valeur l'horreur des traits de certains personnages.

Et la bande son: magnifique.

Bref, on peut voir Lynch comme non plus un cinéaste mais comme un artiste contemporain (Check ça!). C'est de l'art vidéo et plus du cinéma. Sa place (le film) est dans un musée. Personnellement, je n'ai pas cette culture de l'art suffisament développée pour le confirmer. D'autre savent mieux que moi.

Il faut aller voir ce film, même si on ne comprend rien. Car ce n'est pas un film, mais une expérience.

Au fait, la réponse à la question est: Céline. Mon tout étant une expression qui fait désomais parti de notre vocabulaire.

Publié par wolfodeiwolfy3 à 18:29:38 dans Grand écran | Commentaires (5) |

Rocky Balboa | 12 février 2007

Le dernier opus de la saga est sorti ces derniers jours. Ce film est à voir absolument. Pas besoin d'avoir vu les autres films pour suivre l'histoire.

On assiste à un film remarquable. Stallone joue extrêment bien. Le personnage est humble, marqué par l'expérience et les années (physiquement et moralement). Mais il se sens étriqué dans sa vie comme dans ce veston qu'il porte chaque soir dans son restaurant.

Ce film est le film de la vie de Stallone sur ces 10 dernières années. Il ne faut surtout pas le rater et si possible, le voir en VO pour saisir toute l'émotion dégagée par Stallone.

 

W2W

Publié par wolfodeiwolfy3 à 20:20:22 dans Grand écran | Commentaires (0) |

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